Accusations contre Fortesa ; son responsable comptable fiscal réagit

04/04/2021

Je tenais, en tant Responsable comptable, fiscal et de la paie de FORTESA et par ailleurs représentant des compagnies pétrolières dans le comité national ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industrie Extractives) et membre du cadre de concertation des compagnies du secteur de l’amont pétrolier au Sénégal, à apporter quelques précisions suite aux multiples informations, torpillant et égratignant l’image de la  société FORTESA.

La société, est spécialisée dans la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures et a le privilège d’être implantée depuis plus de vingt-cinq ans au Sénégal à travers une présence confortée par une relation toujours constructive avec les populations et autorités sénégalaises.

En effet, nous exploitons un gisement marginal de gaz naturel et faisons en même temps des travaux de développement et d’exploration. Et conformément aux l’exigence 3.2 et 4.1 de la norme ITIE, les données de la production de gaz et les flux de revenus versés au gouvernement du Sénégal sont divulguées dans les rapports ITIE et de manière systématique. 

Rappeler juste que le monde des hydrocarbures regroupe aujourd’hui des sociétés très diverses par leur taille et leur statut. Et FORTESA n’est ni junior comme la compagnie américaine Kosmos énergie encore moins un major comme BP, TOTAL, Exxon Mobil ou Chevron mais une petite compagnie pétrolière internationale qui aspire à grandir à travers ses investissements dans la recherche, le développement et l’exploitation d’hydrocarbures au Sénégal.

Depuis l’incendie regrettable du puits producteur SA-2, le 19 décembre 2020 suite à des opérations de « work over » nous sommes mis au-devant de la chaine médiatique et des réseaux sociaux avec parfois des papiers, ou reportages truffés de désinformations, de sous-informations, de contre informations et parfois même d’instrumentalisation.
Mais l’urgence pour la société et notre partenaire PETROSEN et les autorités était de maitriser et d’éteindre le puits. Maintenant chose faite grâce à surtout l’expertise locale de nos braves employés à 98 % sénégalais. FORTESA est aujourd’hui un modèle pour sa politique de contenu local. Donc un modèle à saluer et à encourager sur toute la chaine de valeur de l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal.

C’est pourquoi malgré toutes nos difficultés avec l’incendie du puits SA-2, nous avons toujours inscrit dans nos priorités la préservation de notre personnel local.
Au moment où le taux présence des employés locaux est souvent inférieur à 5% sur la plupart des plateformes pétrolières des pays en voie de développement, le personnel de FORTESA est estimé à 98 permanents dont 2 étrangers et 35 non-permanents. Et plus de 60% de l’effectif total est originaire des localités de Notto et de Keur Mbir. En matière de politique de « local content » FORTESA est souvent citée comme modèle.
Concernant une trentaine de contrats de travail interrompus, il s’agit bien de contrat de projet pour nos activités forage et de développement. C’est une pratique très courante dans le secteur. Et le législateur par rapport aux spécificités du secteur extractif nous permet de faire usage à des contrats de travail à durée déterminée sans limitation.

Par contre la société, conformément à l’article L.65 du code du travail a mis en chômage technique partiel (résultant de causes accidentelles), le personnel qui est sous contrat à durée indéterminée. Et la société compte reprendre le plus tôt possible ses activités normales de forage et de développement avec surtout son personnel local qui représente un actif précieux.
Par ailleurs lors de nos opérations de recherche et d’exploitation, il nous arrive très rarement de faire des expropriations sous la supervision des autorités locales. Et conformément au cadre légal et institutionnel, les cimetières et les lieux de cultes sont exclus du champ. C’est pourquoi, je tenais à préciser, pour éviter toute confusion que FORTESA n’a jamais envisagé l’expropriation ou le déplacement d’un lieu de culte dans ses projets. Rappeler juste que la cohabitation entre les projets on-shore et les populations avec la pression sur l’espace et les mutations, génère souvent plus de conflits sociaux que les projets off-shore. Mais avec les dépenses sociales obligatoires appelées « permits cost » et les dépenses sociales volontaires appelées RSE, la société et son partenaire de « joint-venture » sont en train de s’organiser afin de gérer au mieux cette situation.

C’est toujours à travers une commission mixte, composée des représentants de PETROSEN, de la préfecture, du maire et du chef de village, qui évalue les indemnités à payer, que la société mène les opérations d’expropriation. Et les prérogatives de FORTESA se limitent au paiement aux ayants-droit une fois l’indemnité déterminée. Et mieux, les personnes impactées sont de facto employées dans nos projets. Concernant l’expropriation évoquée par Mme Aissatou Sow, qui par ailleurs, a oublié de mentionner qu’elle a été employée dans plusieurs projets au niveau de FORTESA ainsi que son défunt mari et sa fille.

Enfin rappeler que FORTESA, titulaire d’un permis de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures délivré par les autorités étatiques et gouvernementales a également besoin d’un permis social pour rétablir un climat de confiance avec les populations locales. Ledit permis est octroyé sur la base du « triangle » d’une bonne gouvernance qui implique le visa de l’Etat, l’investissement de la société et l’adhésion des populations, surtout les populations de Gadiaga, Notto et Keur Mbir directement impactées par les différents projets gaziers.

El Hadji A Diallo
Responsable comptable, fiscal et de la paie de FORTESA
 
 
 
 


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